Ce qui ressort à la lecture de ces différents textes, des actions et propositions des associations et des partis politiques, c'est le rôle joué par la gauche et en particulier par le Parti Socialiste depuis 1982 dans la lutte contre le mal-logement : 1982, 1990, 1995 et 2000 sont autant de jalons qui ont marqué une réelle volonté de faire du logement un droit et un objectif constitutionnel à défaut d'un droit constitutionnel.
Ensuite il faut constater le formidable rôle joué par les associations et en tout premier lieu par la Fondation de l'Abbé Pierre depuis 1955, mais également par ATD Quart Monde, les Restos du Coeur et bien d'autres dans la lutte contre la mal-logement. Ces associations ont souvent été à l'initiative de lois et de décisions politiques nationales et locales en exerçant une pression constante sur les élus afin de leur faire prendre conscience, en tout cas pour certains d'entre-eux, de la situation dramatique que vivent plus de 8 millions de Français et Françaises au quotidien.
Les associations ainsi que certaines personnalités politiques de gauche, des intellectuels, des économistes ont insisté dès la fin des années 80 sur la cause première du mal-logement : la misère et la précarité. Comment se fait-il qu'aujourd'hui, des travailleurs pauvres, gagnant le SMIC et travaillant souvent à temps partiel, ne puissent plus se loger décemment ? Que dire des personnes survivant avec le RMI contraintes très souvent à rejoindre les 86 500 SDF dénombrés par la Fondation de l'Abbé Pierre en 2006 à partir de chiffres de 2001.
Les expulsions sont trop souvent le résultat du chômage, du travail mal payé à temps partiel, de la précarité issue de CDD à répétition, des difficultés à trouver un logement à un loyer accessible. L'augmentation galopante des loyers des logements du privé, le manque de logements sociaux, les prix démesurés de l'immobilier à l'achat, ont jeté à la rue ou dans des logements insalubres des millions de personnes.
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